Le 8 janvier 2026, le militant marseillais Amine Kessaci avait déposé plainte pour usurpation d’identité après la découverte d’un faux compte utilisant son identité sur les réseaux sociaux.

Fondateur de l’association Conscience, engagée contre le narcotrafic dans les quartiers nord de Marseille, Amine Kessaci est devenu ces dernières années l’une des figures les plus médiatisées de la lutte contre les violences liées au trafic de stupéfiants. Son engagement citoyen lui a valu une forte exposition médiatique, mais également de nombreuses pressions et intimidations.

L’année précédente, le militant avait déjà été frappé par un drame personnel avec l’assassinat de son frère Mehdi Kessaci, tué dans un contexte de violences liées au narcotrafic à Marseille. Depuis, il poursuit son engagement public tout en appelant régulièrement à une mobilisation contre la criminalité organisée.

Dans ce contexte, l’apparition d’un faux compte utilisant son identité avait conduit le militant à déposer plainte. Selon les informations publiées par plusieurs médias, l’enquête est en toujours et une personne a été placée en garde à vue. À ce stade, les investigations se poursuivent et les faits restent soumis à la procédure judiciaire.

Cette affaire rappelle que les faux profils sur les réseaux sociaux ne concernent pas uniquement les célébrités ou les entreprises. Ils peuvent viser toute personne bénéficiant d’une certaine visibilité publique et servir à diffuser de fausses informations, tromper des proches ou porter atteinte à la réputation de la victime.

ID Protect revient aujourd’hui sur son histoire.

Une plainte pour usurpation d’identité

Selon les informations publiées par La Provence et confirmées par France 3 Provence-Alpes, Hassen Hammou, ancien chef de file d’Europe Écologie Les Verts pour les élections municipales de Marseille, a été placé en garde à vue dans le cadre de cette enquête.

Son nom était déjà au cœur de l’actualité judiciaire quelques semaines auparavant. Le 16 décembre 2025, il avait été condamné à quinze mois de prison avec sursis pour corruption de mineurs, une décision ayant conduit Europe Écologie Les Verts à lui retirer son investiture pour les élections municipales de 2026. Selon la justice, cette condamnation faisait suite à des échanges avec deux mineurs via l’ancien site Coco.fr et à des rendez-vous organisés à Aubagne. L’intéressé a contesté cette décision et a annoncé avoir fait appel.

Dans cette nouvelle affaire, il est entendu dans le cadre d’une enquête portant sur une présumée usurpation d’identité visant Amine Kessaci. À ce stade, les investigations se poursuivent et la présomption d’innocence s’applique.

Les faux profils : une forme d’usurpation de plus en plus répandue

Contrairement à une idée reçue, l’usurpation d’identité ne consiste pas uniquement à voler une carte d’identité ou à ouvrir un crédit frauduleux.

Créer un compte Facebook, Instagram, X (anciennement Twitter), LinkedIn ou TikTok en utilisant le nom, la photo ou la réputation d’une autre personne constitue également une usurpation d’identité.

Les motivations sont multiples :

  • diffuser de fausses informations ;
  • porter atteinte à la réputation d’une personne ;
  • contacter ses proches ;
  • organiser des escroqueries ;
  • gagner artificiellement en crédibilité.

Les personnalités publiques, élus, chefs d’entreprise, journalistes ou militants sont particulièrement exposés, mais tout utilisateur des réseaux sociaux peut en être victime.

Quels risques lorsqu’un faux compte utilise votre identité ?

Les conséquences peuvent rapidement devenir importantes.

Un faux profil peut notamment :

  • publier des contenus portant atteinte à votre réputation ;
  • envoyer des messages frauduleux à vos contacts ;
  • solliciter des virements ou des paiements ;
  • diffuser de fausses prises de position ;
  • collecter des informations personnelles auprès de votre entourage.

Dans certains cas, ces comptes sont également utilisés pour préparer des escroqueries beaucoup plus larges reposant sur la confiance accordée à la victime.

Comment signaler un faux profil ?

La plupart des réseaux sociaux proposent aujourd’hui des procédures spécifiques pour signaler un compte usurpant l’identité d’une personne.

Il est recommandé :

  • de conserver des captures d’écran ;
  • de copier l’adresse URL du faux profil ;
  • d’effectuer un signalement directement auprès de la plateforme concernée ;
  • de déposer plainte lorsque les faits le justifient.

Nous avons d’ailleurs publié un guide complet regroupant les principales plateformes officielles de signalement, afin d’aider les victimes à contacter rapidement les bons interlocuteurs.

ID Protect : réagir rapidement face à une usurpation d’identité

Cette nouvelle affaire rappelle que l’usurpation d’identité peut toucher aussi bien les personnalités publiques que les particuliers.

Un faux compte sur un réseau social peut avoir des conséquences importantes sur votre réputation, votre vie personnelle ou votre sécurité.

Chez ID Protect, nous accompagnons les victimes d’usurpation d’identité dans leurs démarches et mettons à leur disposition des solutions de protection, de surveillance et d’assistance pour limiter les conséquences de ces fraudes.

Parce qu’une identité numérique se construit parfois pendant des années… mais peut être détournée en quelques minutes.