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Usurpation d’identité : Votre messagerie est-elle sûre ?

Usurpation identité messageries
Messageries et sécurité des données personnelles

En France, comme partout dans le monde, les messageries instantanées et les e-mails sont devenus indispensables à notre quotidien.

Nous les utilisons pour échanger avec nos proches, travailler, envoyer des documents, partager des photos, organiser des rendez-vous ou encore accéder à différents services en ligne.

Cette place centrale leur donne aussi une importance particulière dans notre identité numérique. Une boîte mail ou un compte de messagerie peut contenir des informations personnelles, des documents, des photographies, des coordonnées et parfois des éléments permettant d’accéder à d’autres comptes.

Part des personnes utilisant des applications de messagerie en France
Part des personnes utilisant leur téléphone mobile pour échanger des messages textes via des applications de type WhatsApp, Signal ou Telegram en France de 2014 à 2022. Source : Statista.

Le risque est donc double : une messagerie peut elle-même être compromise, mais elle peut également devenir un point d’entrée vers une usurpation d’identité.

Un fraudeur qui prend le contrôle d’un compte peut lire certains échanges, récupérer des informations personnelles, contacter les proches de la victime en son nom ou tenter de réutiliser les informations découvertes sur d’autres services.

Gmail, WhatsApp, Messenger, Discord, Snapchat, Telegram et, avant sa fermeture, Skype ont tous connu des failles, des incidents de sécurité ou des campagnes de fraude qui permettent de comprendre les risques auxquels les utilisateurs sont exposés.

Voici plusieurs exemples concrets, ainsi que les bons réflexes à adopter pour limiter le risque d’usurpation d’identité via une messagerie.

Gmail

Logo Gmail

Gmail est aujourd’hui bien plus qu’une simple boîte de réception. Intégré à l’écosystème Google, le compte peut donner accès à de nombreux services, documents, photos, calendriers et paramètres personnels.

Une adresse Gmail compromise peut donc constituer une porte d’entrée vers une grande partie de la vie numérique de son propriétaire.

Un fraudeur qui prend le contrôle du compte peut rechercher des informations utiles dans les anciens messages : factures, documents administratifs, coordonnées bancaires, informations professionnelles ou liens permettant de récupérer d’autres comptes.

Google propose plusieurs dispositifs de sécurité, notamment la validation en deux étapes, les alertes en cas d’activité inhabituelle et le contrôle des appareils connectés.

Malgré cela, Gmail n’est pas exempt d’incidents.

En 2018, l’utilisation de sous-traitants pour analyser le contenu de certaines boîtes de réception à des fins publicitaires avait ainsi suscité d’importantes interrogations sur la confidentialité des messages.

En février 2021, l’affaire COMB avait mis en circulation une gigantesque compilation de plus de 3,2 milliards de couples identifiants/mots de passe provenant de différentes sources. Des données associées à Gmail figuraient parmi celles réutilisées dans cette base.

Lire notre article sur la fuite COMB

En juin 2024, une nouvelle compilation de données concernant environ 10 millions de personnes en France a également fait circuler des adresses e-mail et des mots de passe associés à différents services en ligne.

En savoir plus sur cette fuite de données

Comment savoir si votre compte Gmail est compromis ?

  • Une connexion apparaît depuis un appareil que vous ne reconnaissez pas.
  • Des messages ont été envoyés, supprimés ou déplacés sans votre intervention.
  • Les coordonnées de récupération ont été modifiées.
  • Une règle de transfert inconnue apparaît dans Gmail.
  • Vous recevez des alertes de sécurité que vous n’avez pas déclenchées.

Dans ce cas, modifiez immédiatement votre mot de passe, vérifiez les appareils connectés et activez la validation en deux étapes.

Liens utiles :

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WhatsApp

Logo WhatsApp

WhatsApp est devenu une messagerie incontournable pour échanger avec ses proches, ses collègues ou ses clients. Photos, vidéos, documents, messages vocaux et appels y transitent chaque jour.

Le numéro de téléphone constitue un élément central de l’identification du compte. Un fraudeur qui parvient à récupérer suffisamment d’informations ou à obtenir un code de vérification peut donc tenter de prendre le contrôle du compte.

WhatsApp a connu plusieurs incidents de sécurité importants.

En 2019, une faille dans les appels audio avait notamment été exploitée par le NSO Group pour cibler environ 1 400 personnes dans le monde, parmi lesquelles des journalistes et des défenseurs des droits humains.

Lire l’article sur cette vulnérabilité

En novembre 2022, une base contenant 487 millions de numéros de téléphone associés à des comptes WhatsApp a été proposée à la vente sur un forum du Dark Web. En France, environ 20 millions de numéros auraient été concernés.

Lire notre article sur la fuite des numéros WhatsApp

En novembre 2025, des chercheurs de l’Université de Vienne ont par ailleurs découvert une vulnérabilité du mécanisme de recherche de contacts permettant d’énumérer à grande échelle des comptes WhatsApp. Environ 3,5 milliards de comptes ont ainsi pu être énumérés avant la correction de la faille.

Lire notre article sur la faille WhatsApp de 2025

Mais les fraudeurs n’ont pas besoin d’une faille technique pour exploiter WhatsApp. De nombreuses escroqueries reposent simplement sur la confiance entre les utilisateurs.

  • Le proche dans le besoin : le fraudeur se fait passer pour un membre de la famille ou un ami et demande de l’argent.
  • Le code de vérification : le fraudeur tente de récupérer le code reçu par SMS afin de prendre le contrôle du compte.
  • Le faux support : un prétendu représentant de WhatsApp demande des informations de sécurité.
  • Le faux concours ou cadeau : un lien invite la victime à fournir des informations ou à effectuer une action dangereuse.
  • Le faux investissement : un interlocuteur propose une prétendue opportunité financière.

Le scénario du « proche dans le besoin » est particulièrement efficace : le fraudeur utilise directement l’identité et la relation de confiance associées au compte compromis.

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Facebook Messenger

Logo Facebook Messenger

Messenger est directement lié à l’écosystème Facebook. Une grande quantité d’informations personnelles peut donc être associée à un même profil : nom, prénom, photographie, contacts, conversations et parfois informations de localisation.

En cas de compromission, un fraudeur peut utiliser le compte d’une victime pour contacter directement ses proches et profiter de la confiance qu’ils accordent à son identité.

En 2018, une faille de Facebook avait permis d’exploiter une fonctionnalité d’importation de contacts téléphoniques afin de relier des numéros à des profils et de récupérer des informations publiquement accessibles.

Les données concernées comprenaient notamment des noms, prénoms, dates et lieux de naissance, numéros de téléphone, adresses e-mail, villes de résidence, informations professionnelles et statuts matrimoniaux.

Un simple numéro de téléphone pouvait ainsi servir à retrouver beaucoup plus d’informations sur une personne.

La même année, le scandale Cambridge Analytica avait également montré l’ampleur que pouvait prendre l’exploitation de données personnelles issues de l’écosystème Facebook.

Pour Messenger, le risque est donc double : des données peuvent être exposées, et un compte compromis peut ensuite être utilisé comme relais pour d’autres fraudes.

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Discord

Logo Discord

Discord repose sur un fonctionnement différent des messageries classiques. Les utilisateurs évoluent dans des serveurs et des communautés où interviennent également de nombreux bots et comptes tiers.

Cette architecture offre beaucoup de possibilités, mais elle crée aussi des risques supplémentaires : liens malveillants, faux comptes, bots d’arnaque et campagnes de phishing peuvent circuler directement dans les communautés.

En 2023, le malware Vare s’est notamment diffusé sur Discord en utilisant des techniques de force brute et d’ingénierie sociale. Le malware pouvait permettre de récupérer des informations bancaires et d’effectuer des achats non autorisés.

Lire l’article consacré au malware Vare

La même année, une campagne de phishing exploitait également un fichier OneNote présenté comme provenant d’une organisation caritative. Son ouverture pouvait déclencher l’exécution d’un script destiné à exfiltrer des données.

Lire l’article sur cette campagne de phishing

Le risque d’usurpation apparaît alors rapidement : un compte compromis peut être utilisé pour contacter les relations de la victime, diffuser de nouveaux liens frauduleux ou se faire passer pour elle auprès d’une communauté.

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Snapchat

Logo Snapchat

Snapchat est souvent associé aux contenus éphémères. Pourtant, cela ne signifie pas que toutes les informations échangées sur la plateforme disparaissent immédiatement et définitivement.

Comme les autres messageries, Snapchat traite de nombreuses données liées aux comptes et à leur utilisation. Un compte compromis peut donc exposer des informations personnelles, des contacts et des contenus privés.

En janvier 2014, une fuite de données avait ainsi concerné environ 4,6 millions de comptes Snapchat. Les informations exposées comprenaient notamment des identifiants et des numéros de téléphone.

Lire l’article sur la fuite de données de Snapchat

En mai 2019, une nouvelle polémique avait éclaté lorsque des employés avaient été accusés d’utiliser un outil interne, SnapLion, pour accéder à différents types de données, notamment des adresses e-mail, des numéros de téléphone, des informations de géolocalisation et certains contenus archivés.

Lire l’article sur l’affaire SnapLion

En février 2024, une autre affaire a montré les conséquences très concrètes du détournement de contenus privés : au Maroc, des photographies et vidéos privées de femmes et de jeunes filles ont été diffusées sans leur consentement.

Lire l’article sur cette affaire

Snapchat rappelle ainsi une réalité importante : un contenu considéré comme « éphémère » ne doit jamais être considéré comme impossible à conserver, copier ou diffuser.

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Telegram

Logo Telegram

Telegram s’est construit une image de messagerie privilégiant la confidentialité. Pourtant, comme sur toutes les plateformes numériques, la sécurité dépend à la fois de la technologie utilisée et du comportement des utilisateurs.

En juillet 2021, des chercheurs avaient identifié plusieurs vulnérabilités concernant le protocole de chiffrement et certaines fonctions du logiciel. Elles concernaient notamment la possibilité de modifier l’ordre des mots dans certaines communications, d’identifier certains messages spéciaux et, dans certaines conditions, d’exploiter des vulnérabilités lors de la négociation des clés.

Lire l’article consacré aux vulnérabilités de Telegram

Mais, là encore, les fraudeurs n’ont pas besoin d’exploiter une faille complexe.

Des campagnes de phishing peuvent inciter les utilisateurs à cliquer sur un faux lien, à saisir leur numéro de téléphone et leur code de vérification, ou à scanner un QR code destiné à donner accès au compte.

Une fois le compte compromis, le fraudeur peut utiliser l’identité du titulaire pour contacter ses proches et leur envoyer à leur tour des liens malveillants ou des demandes frauduleuses.

Telegram est également régulièrement utilisé pour diffuser des données volées ou des contenus issus d’autres fuites, ce qui peut prolonger considérablement la durée d’exposition d’une information personnelle.

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Skype : un cas historique

Logo Skype

Skype a été retiré du service par Microsoft le 5 mai 2025. Les utilisateurs ont été invités à migrer vers Microsoft Teams Free ou à exporter leurs données. ([Microsoft Support](https://support.microsoft.com/en-us/skype/skype-is-retiring-in-may-2025-what-you-need-to-know))

Il reste toutefois intéressant de conserver Skype dans cet article, car la plateforme a connu plusieurs incidents permettant de comprendre les risques associés aux anciennes messageries.

En 2006, une vulnérabilité permettait notamment à un lien Skype malveillant de provoquer, dans certaines conditions, le transfert de fichiers vers un ordinateur.

Lire l’article sur la faille Skype de 2006

En février 2018, une faille critique du mécanisme de mise à jour sous Windows avait également exposé les utilisateurs à l’exploitation d’un fichier DLL malveillant.

Lire l’article sur la faille Skype de 2018

En août 2023, une autre vulnérabilité pouvait permettre de récupérer l’adresse IP d’un utilisateur, avec des conséquences potentielles en matière de vie privée et de harcèlement.

Lire l’article sur la vulnérabilité Skype de 2023

L’histoire de Skype rappelle surtout qu’un ancien compte peut conserver de la valeur même après la disparition du service.

Consulter l’assistance Microsoft consacrée à Skype

Une messagerie piratée peut-elle conduire à une usurpation d’identité ?

Oui. Une messagerie compromise peut contenir suffisamment d’informations pour permettre à un fraudeur de se faire passer pour vous ou de poursuivre une fraude en utilisant votre identité.

Selon le service et le contenu du compte, le fraudeur peut notamment retrouver :

  • votre nom et votre prénom ;
  • votre numéro de téléphone ;
  • votre adresse personnelle ou professionnelle ;
  • vos photographies ;
  • des documents administratifs ;
  • des informations bancaires ;
  • des informations professionnelles ;
  • les coordonnées de vos proches ;
  • des liens permettant de réinitialiser d’autres comptes.

Plus les informations récupérées sont nombreuses, plus il devient facile de construire une identité crédible.

Comment savoir si ma messagerie a été piratée ?

Plusieurs signes doivent vous alerter :

  • une connexion apparaît depuis un appareil inconnu ;
  • votre mot de passe ne fonctionne plus alors que vous ne l’avez pas changé ;
  • votre adresse e-mail ou votre numéro de récupération ont été modifiés ;
  • des messages ont été envoyés depuis votre compte sans votre intervention ;
  • vos contacts vous signalent des messages inhabituels ;
  • des règles de transfert inconnues ont été ajoutées ;
  • vous recevez des alertes de sécurité que vous n’avez pas déclenchées.

Ces signes ne signifient pas forcément qu’une usurpation d’identité a déjà eu lieu, mais ils doivent conduire à sécuriser le compte sans attendre.

Que faire si votre messagerie a été piratée ?

La première priorité est de reprendre le contrôle du compte.

  • Changez immédiatement votre mot de passe.
  • Activez l’authentification à deux facteurs.
  • Déconnectez les appareils ou sessions que vous ne reconnaissez pas.
  • Vérifiez l’adresse e-mail et le numéro de récupération.
  • Contrôlez les règles de transfert et les applications connectées.
  • Prévenez vos contacts si le compte a pu être utilisé pour leur envoyer des messages frauduleux.

Ensuite, posez-vous une deuxième question : quelles informations personnelles le fraudeur a-t-il pu consulter ou récupérer ?

Si la boîte contient des documents d’identité, des coordonnées bancaires ou des informations permettant d’accéder à d’autres services, le problème peut dépasser le simple piratage du compte.

Comment se protéger contre l’usurpation d’identité via une messagerie ?

  • Utilisez un mot de passe unique et robuste.
  • Activez l’authentification à deux facteurs.
  • Ne communiquez jamais un code de sécurité à une personne qui vous le demande.
  • Vérifiez l’identité réelle de l’expéditeur avant de transmettre une information sensible.
  • Méfiez-vous des liens reçus même lorsqu’ils semblent provenir d’un proche.
  • Évitez de conserver inutilement des copies de vos documents d’identité dans votre boîte mail.
  • Surveillez également l’exposition de votre identité en dehors de la messagerie.

Ce dernier point est essentiel : la sécurisation d’un compte ne suffit pas toujours à protéger une identité déjà exposée.

ID Protect : protéger, détecter et agir

Chez ID Protect, nous considérons qu’un compte compromis peut être le point de départ d’un problème beaucoup plus large. Notre approche repose sur trois étapes : TRANSMETTRE, DÉTECTER, RÉPARER.

TRANSMETTRE

Avant d’envoyer une copie de votre pièce d’identité, protégez-la avec ID Filigrane.

Pour un partage sécurisé, ID Locker permet de mieux contrôler l’accès à vos documents.

DÉTECTER

ID Darkweb Monitor permet de surveiller l’exposition de vos documents et ID Tracker de détecter certaines utilisations de votre identité dans le dispositif couvert.

En cas de doute sur une pièce d’identité, ID Verify permet également d’en vérifier certains éléments.

RÉPARER

Si les données ont déjà été utilisées et que l’usurpation est avérée, ID Alerte Active permet d’intervenir notamment lorsqu’une identité ou des documents ont été compromis sans usurpation encore confirmée.

Lorsque l’usurpation est déjà constatée, la Cellule de Crise SOS propose un accompagnement humain dédié.

Découvrir l’accompagnement ID Protect

FAQ : messagerie et usurpation d’identité

Comment savoir si mon adresse Gmail a été piratée ?

Vérifiez les appareils connectés, les événements de sécurité, les paramètres de récupération et les éventuelles règles de transfert dans Gmail. Des messages envoyés ou supprimés sans votre intervention peuvent également constituer un signal d’alerte.

Vérifier et sécuriser un compte Google piraté

Comment savoir si quelqu’un a pris le contrôle de mon compte WhatsApp ?

Une déconnexion inattendue, des messages envoyés sans votre intervention ou des demandes inhabituelles de la part de vos contacts peuvent être des signes de compromission. Une perte de contrôle du numéro associé au compte doit également être prise au sérieux.

Consulter l’aide WhatsApp en cas de compte perdu ou volé

Que faire si mon Messenger a été piraté ?

Sécurisez d’abord le compte Facebook associé à Messenger, changez le mot de passe et vérifiez les sessions actives. Prévenez ensuite vos contacts si des messages suspects ont été envoyés depuis votre compte.

Consulter l’aide Facebook sur les comptes piratés et faux comptes

Comment savoir si mon compte Snapchat a été piraté ?

Une connexion depuis un appareil inconnu, une modification non autorisée de l’adresse e-mail ou du numéro de téléphone, l’envoi de messages inhabituels ou l’apparition de nouveaux contacts peuvent constituer des signaux de compromission.

Consulter l’aide Snapchat en cas de compte compromis

Est-ce qu’une messagerie piratée peut permettre une usurpation d’identité ?

Oui. Une messagerie peut contenir suffisamment d’informations personnelles pour permettre à un fraudeur de se faire passer pour vous, de contacter vos proches ou de tenter d’accéder à d’autres services.

Comment éviter de se faire voler son compte de messagerie ?

Utilisez un mot de passe unique, activez l’authentification à deux facteurs, ne communiquez jamais vos codes de sécurité et vérifiez régulièrement les appareils connectés à votre compte.

Que faire si mes données ont été exposées lors d’une fuite ?

Commencez par sécuriser les comptes concernés et changez les mots de passe réutilisés ailleurs. Surveillez ensuite votre identité, vos comptes et les éventuelles tentatives de fraude. Une fuite de données ne signifie pas automatiquement qu’une usurpation a déjà eu lieu, mais les informations exposées peuvent être réutilisées plus tard.

Conclusion

Une messagerie n’est jamais un simple outil pour envoyer des messages. Elle peut contenir une quantité considérable d’informations permettant d’identifier une personne, de retrouver ses proches ou d’accéder à d’autres comptes.

Les exemples de Gmail, WhatsApp, Messenger, Discord, Snapchat, Telegram et Skype montrent que les risques sont multiples : faille de sécurité, fuite de données, phishing, malware, compte compromis ou simple manipulation d’un utilisateur.

Et lorsqu’un fraudeur accède à une messagerie, il ne récupère pas seulement un compte. Il peut parfois récupérer une partie de l’identité numérique de sa victime.

C’est pourquoi la protection d’une identité ne doit pas s’arrêter au mot de passe. Il faut également surveiller l’exposition des données, protéger les documents sensibles et savoir réagir rapidement lorsqu’une utilisation frauduleuse est détectée.

Vous avez été victime d’une fuite de données, d’un piratage ou d’une usurpation d’identité via une messagerie ? Contactez les juristes ID Protect pour être accompagné.