Cyberattaque contre la Commission européenne : pourquoi même les institutions les mieux protégées restent vulnérables
Depuis plusieurs mois, les cyberattaques visant les institutions publiques se multiplient. En France, des fédérations sportives, des ministères, des universités, des collectivités territoriales, l’Assemblée Nationale et plusieurs services de l’État ont été touchés par des intrusions, des vols de données ou des tentatives de déstabilisation.
C’est dans ce contexte de pression cyber croissante que, le 30 janvier 2026, la Commission européenne a à son tour été victime d’une cyberattaque ciblant son infrastructure centrale de gestion des appareils mobiles.
En moins de neuf heures, l’attaque a été détectée, contenue et neutralisée. Aucune compromission directe des smartphones n’a été constatée. Mais des noms et numéros de téléphone de membres du personnel ont potentiellement été exposés comme l’évoque le communiqué officiel de la Commission.
Si cet incident a été rapidement maîtrisé, il illustre une réalité désormais incontestable : Les cyberattaques ne sont plus des événements exceptionnels. Elles sont devenues structurelles.
Et si même la Commission européenne, dotée d’un service de cybersécurité 24/7 (CERT-EU), peut être infiltrée… qu’en est-il des entreprises, des organisations et des citoyens ?
Dans cet article, ID Protect revient sur le déroulé des faits et vous informe sur la protection de votre identité.
Ce qu’il s’est réellement passé
Selon les informations relayées notamment par 01net (10 février 2026), l’attaque visait l’infrastructure de gestion à distance des appareils mobiles professionnels.
Cette plateforme permet :
- d’imposer des réglages de sécurité sur les smartphones,
- d’appliquer des restrictions,
- d’effacer à distance un appareil perdu,
- de gérer l’ensemble du parc mobile.
Les pirates ont réussi à pénétrer les serveurs d’administration, mais pas les téléphones eux-mêmes.
Les données potentiellement exposées
- Noms de membres du personnel
- Numéros de téléphone professionnels
En clair : des données d’identification exploitables pour du phishing ciblé.
L’attaque a été contenue en neuf heures grâce à :
- l’isolement immédiat des serveurs,
- l’analyse des journaux systèmes,
- la suppression des éléments malveillants,
- le nettoyage complet de l’infrastructure.
Le vrai risque : l’exploitation secondaire des données
À première vue, il pourrait sembler que “ce n’est pas si grave” : aucun téléphone compromis, aucun accès direct aux données internes.
Mais en cybersécurité, ce n’est pas l’intrusion initiale qui est toujours la plus dangereuse.
Ce sont les usages secondaires des données volées.
Avec des noms et numéros de téléphone, des cybercriminels peuvent :
- lancer des campagnes de phishing ultra-ciblées,
- se faire passer pour un service interne,
- tenter des attaques par ingénierie sociale,
- préparer des compromissions plus larges.
Un simple numéro de téléphone peut devenir :
- un point d’entrée pour une fraude,
- une porte vers un compte professionnel,
- le début d’une attaque par usurpation d’identité.
Une tendance lourde : l’explosion des attaques contre les institutions européennes
Ce n’est pas un incident isolé.
Selon les données du CERT-EU :
- 1 432 attaques ont visé les institutions européennes en 2020 (record sur 10 ans).
- Les attaques persistantes avancées (APT) ont bondi de 60 % en 2021.
- Les attaques augmentent d’année en année.
Face à cela, l’Union européenne a renforcé son arsenal :
- Règlement Cybersecurity 2.0
- Directive SRI 2
- Règlement sur la cybersolidarité
- Création d’un cyberbouclier européen
- Coordination via le conseil interinstitutionnel de cybersécurité (IICB)
Malgré ces dispositifs structurés et sophistiqués, l’incident du 30 janvier démontre une réalité simple : Aucun système n’est invulnérable.
Le changement de paradigme : surveiller l’utilisation de l’identité
L’attaque contre la Commission visait une plateforme d’administration.
Demain, ce peut être :
- Une ouverture de compte frauduleuse
- Une souscription de crédit
- Une modification de coordonnées bancaires
- Une création de ligne téléphonique
- Une usurpation pour contourner un contrôle
Dans un monde où les données circulent, la vraie question devient :
Sommes-nous alertés lorsque notre identité est utilisée ?
C’est précisément là que s’inscrit l’approche d’ID Protect.
ID Protect : reprendre le contrôle dans un monde à risque permanent
Chez ID Protect, nous partons d’un constat simple :
Les attaques vont continuer.
Les infrastructures seront testées.
Les données circuleront.
La protection ne peut plus être uniquement défensive.
Elle doit être proactive.
Notre logique :
- Détecter l’utilisation d’un document d’identité
- Alerter immédiatement le titulaire
- Permettre validation ou blocage
- Créer une traçabilité
- Empêcher l’usurpation avant qu’elle ne produise des dégâts
Découvrez sans attendre nos solutions de lutte contre l’usurpation d’identité ou contactez nos experts pour plus d’informations sur la protection de votre identité.